Jour 33 : à 18:50 (heure locale)

Mercredi 2 mars 2016 :
Ça y est, Yoli et moi venons de rentrer de 3 jours d'excursion dans le Parc National de la Culata, dans les environs de Merida.
Nous sommes parties lundi matin avec Cari, notre guide de l'agence Yagrumo, qui se charge du ravitaillement ; il porte 22 kg. Nous, nous avons tente, duvet et vêtements ce qui fait presque 10 kg à porter !
Le taxi nous dépose à l'entrée du parc et on commence à monter.
Un chien qui apparemment n'a pas de maître décide de se joindre à nous ; il ne quittera pas Cari d'une semelle, sauf pour aller aboyer après les chevaux sauvages que l'on rencontre.
Cari nous dit que l'on va faire 1100 mètres de dénivelé la première journée pour arriver au campement. Pour moi c'est énorme et j'ai du mal à l'envisager, surtout avec le gros sac à dos.
Finalement, petit à petit, avec quelques pauses, on arrive à 4000 mètres et on plante la tente. Cari nous fait une bonne infusion de Fralejon avec du citron, puis nous cuisine de délicieuses pâtes.
Le Fralejon est une plante endémique du Paramo, zone située à plus de 3000 mètres d'altitude ; ses feuilles sont très duveteuses.
Nous nous mettons rapidement au lit, bien emmitouflées, mais ne dormons pas beaucoup car nous passons la nuit à nous geler.
Mardi, après un copieux petit déjeuner, nous laissons les affaires au campement et nous dirigeons vers le Pan de Azucar, à 4740 mètres. L'ascension est difficile, abrupte, avec 540 mètres de dénivelé. Au sommet, la récompense d'un magnifique paysage et la joie d'y être arrivée !
En face, la montagne qu'il va falloir franchir cet après midi pour rejoindre le second campement au bord d'une lagune me laisse perplexe : comment y arriver, où trouver la force ? Je fatigue rien que d'y penser ; je dois avouer que je n'ai pas un mental de battante !
Mais pour l'instant il faut redescendre et ce n'est pas forcément plus facile, avec tous les cailloux sur le chemin.
L'après midi, j'en bave pour l'ascension et ensuite pour la descente, mais le paysage est magnifique, sauvage, avec de nombreuses lagunes.
On plante la tente et nous nous dépêchons d'y entrer tant il fait froid ; Cari nous y apporte gentiment la soupe qu'il vient de préparer. Cette nuit je mets une épaisseur de plus, soit 5, et dors un tout petit peu mieux. Au matin, le ruisseau est gelé !
Pour ce troisième jour, encore quelques belles montées et de grandes descentes pour terminer notre circuit et rejoindre notre taxi.
Au moment de monter, c'est très dur d'abandonner notre fidèle compagnon. Alors que nous chargeons les sacs à dos, il grimpe dans le coffre et ensuite se faufile dans la voiture ; difficile de le faire sortir. Ensuite, il court de longues minutes à côté ou derrière le taxi...
Le tour prévoyait ensuite un arrêt aux eaux thermales de la Mousoui, mais cela signifiait encore 20 minutes de montée raide et aucune de nous n'en avait envie !
Nous déposons Cari à Tabay et le taxi nous ramène directement à la maison, où nous retrouvons Eulalie et les enfants.
J'avais envisagé à un moment de faire l'ascension du Pic Humbolt avec Eulalie, mais j'abandonne ce projet car c'est encore plus difficile que le Pan de Azucar. Dans une autre vie peut-être, quand j'aurai 20 ou 30 ans !!!
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