Jour 48 : à 18:59 (heure locale)

Jeudi 17 mars 2016 :
Depuis notre retour du Pan de Azucar, rien de bien spécial ; Nicolas est toujours à Cararas pour réparer sa voiture.
Nous allons régulièrement à Merida pour faire des courses, emmener les enfants au parc et nous nous baladons un peu jusqu'à la rivière, histoire de sortir un peu de la maison.
Rien que le fait d'aller à Merida prend du temps : marcher une vingtaine de minutes, attendre le bus qui mène au trolcable parfois 1/2 heure...
Eulalie est retournée seule au Pan de Azucar, sur deux jours ; moi, je ne me verrais pas dormir seule dans la montagne. Elle était enchantée et lors du retour sur Merida elle a fait des rencontres de gens sympas. Même si tout est compliqué ici, elle apprécie ce pays. Elle a pris l'avion lundi dernier pour rentrer en France, après 4,5 mois, mais serait bien restée encore.
Jeudi dernier, Nicolas est rentré en bus afin de fêter son anniversaire ; nous étions une quinzaine et avons passé une agréable soirée. Yoli avait préparé un chili con carne, et son copain Daniel avait fait un délicieux gâteau.
Quand je dis que tout est compliqué ici, elle a dû faire le tour de la ville pour trouver des œufs et du beurre. Difficile aussi de trouver des pâtes à un prix raisonnable, alors Yoli fait du troc avec un copain qui peut en avoir plus facilement par une connaissance. En échange elle donne du savon, du dentifrice... des produits que sa mère ou sa tante peuvent lui procurer.
Nicolas est reparti sur Cararas en même temps qu'Eulalie, et il s'est occupé de m'organiser l'excursion à Roraima. Il n'y a pas beaucoup de départs en ce moment et je n'ai pas le choix : en fin de semaine ou pas du tout. Du coup je dois être le 19 à 4 heures du matin à Puerto Ordaz, de l'autre côté du pays.
Évidemment, la semaine prochaine est la semaine Sainte et il n'y a pas de place en avion... donc, bus.
Nicolas a demandé à Yoli de venir avec les enfants car il y a de nombreux contrôles de police et il préfère qu'elle soit là pour le retour : seul, il se fait embêter à chaque fois et comme la voiture sera pleine car ils doivent déménager leurs affaires qui sont chez Carmen, les flics essaieront de trouver quelque chose pour soutirer de l'argent.
Tout ça pour dire que nous avons quitté la maison hier matin à 7h30 et sommes arrivés à Cararas à 22 heures après avoir pris un taxi et 3 bus différents.
Et là, j'ai pris un bus à 16 heures et j'arriverai à 4 heures du matin à Puerto Ordaz. Même ça c'est compliqué : Nicolas est allé hier matin très tôt au terminal de bus pour acheter ma place (ça ne peut pas se faire par internet). Il est revenu bredouille car soit il faut l'acheter 10 jours à l'avance soit le matin même !
Donc il est reparti ce matin à 6 heures....
Autre chose, j'ai eu la bonne idée de vouloir offrir des Legos aux enfants car ils adorent ça. Je n'avais pas imaginé le parcours du combattant : que ce soit à Merida ou à Cararas, on n'en trouve pas en magasin. Nicolas les a donc commandés sur un site de vente comme on a chez nous, mais il a dû aller d'un côté à l'autre de la ville pour les récupérer car ici il n'y a pas de service de postes ; d'ailleurs, les gens n'ont pas de boîtes à lettres !
Voilà comment on passe ses journées à perdre du temps, et le soir on a l'impression de ne rien avoir fait...
Et c'est ça pour tout ; tout est vraiment compliqué ici.
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