Jour 10 : au

Lundi 27 avril 2015 :
Il est 16 heures ; on n'a rien fait aujourd'hui. Nous sommes arrivés chez Carmen il y a une heure. Nicolas est arrivé hier soir, sur les rotules, après 12 ou 13 heures de route. Il a récupéré un peu en dormant jusqu'à 10 heures.
Le temps de prendre le petit déjeuner, de ranger un peu, la journée est perdue. Depuis hier soir il n'y a pas d'eau à Guarenas ; il y a des coupures régulières car il y a des manques.
Ce soir nous dormons chez Carmen, à cinq dans une chambre bien encombrée, car Nicolas doit faire la queue des 7 heures du matin pour ses papiers pour la nationalité. Encore une journée de perdue, je suppose.
Quand nous partirons d'ici, je ne sais pas où nous irons ni comment nous allons faire car la voiture va être pleine, et il faudra caser mon sac à dos et ma valise, plus.... deux ou trois matelas sur le toit, car ils sont beaucoup moins chers qu'à Merida.
A mon avis, difficile de faire du tourisme avec tout ça, car il fait tout décharger tous les soirs, tellement ça craint.
À Caracas, et de partout d'ailleurs, pour arriver à son appartement, il faut franchir trois grillés fermées à clé, puis ouvrir sa porte d'entrée. C'est dire l'insécurité !
Hier, Elvia et Omar nous ont emmené dans un centre commercial pour acheter des chaussures aux enfants. Premier magasin, première paire achetée pour Marcos, mais On a rien trouvé pour Amanda. C'était hyper grand et luxueux avec des marques telles Dior, Zara, Nike, Tommy Hilfiger, Boss... et les prix sont les mêmes qu'en France. Il y a environ un an, c'était intéressant d'acheter des articles de marque pour ramener, mais aujourd'hui aucun intérêt.
Il y avait des paires de chaussures à 6000 Bsf alors que le salaire minimum est à 5600. C'est comme si en France il y avait des paires à plus de 1000 € ; ça existe mais on en voit rarement.
Il y a vraiment de plus en plus de très riches. On a même vu des pubs pour acheter des appartements à Miami, ce qui ne se voyait pas il y a un an ou deux.
Les commerçants peuvent acheter des dollars à 12 Bsf pour importer les marchandises. En fait, il y a beaucoup d'entreprises fictives qui en profitent pour acheter des dollars à 12 Bsf et .... les revendre au marché noir aux alentours de 250 Bsf.
Ils se font un fric fou ! Et comme tout le monde graisse la patte de tout le monde, y compris la police et les membres de l'administration, ce système de corruption se poursuit.
Ensuite, nous allons dans une pâtisserie très chic dans un quartier résidentiel. Pour moi, ce sera une forêt noire.
Aucune photo
   mylatinotrip ne propose aucune photo pour cette étape.

Commentaires
Chargement des commentaires
Nouveau commentaire


Dernière mise à jour le jeudi 19 mai 2016 05:10:17 UTC+02:00 - Signaler cette étape