Jour 36 : à 08:15 (heure locale)

J'ai passé une nuit bien pourrie, à ne pas pouvoir dormir dans ma cage en acier quand le mercure ne voulait pas descendre sous la barre des 30 degrés, au point où j'ai repris le volant à trois heures du matin pour essayer de trouver un petit bout de presque campagne (autour d'une vue de 2 millions d'habitants), afin de pouvoir ouvrir en grand les fenêtres et les portes de la voiture. Le temps où je pouvais dormir peinard dans le camping 15 est, je crois, bien révolu, du coup il va falloir que je me mettes à anticiper au moins un jour à l'avance si je veux pouvoir faire du couchsurfing.
Thessaloniki n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler une très belle ville. Malgré ses trois mille ans d'histoire, il ne reste pas énormément de monuments à voir, mais c'est une ville populaire, portuaire, étudiante, ce qui lui confère une atmosphère vraiment particulière et très agréable. Elle est comme un agglomérat de dizaines de petites villes, toutes avec leur ambiance propre, et quasiment toutes munies de leur dynamisme particulier. Il y a le quartier de bistros et lieux culturels fermé dans son albigeois de docks à côté du port, le quartier hyper touristique des pontons du centre ville, celui des restaurants traditionnels et ateliers d' artistes, où encore la vieille ville délimitée par ses remparts byzantins. Et partout, la vie, pétillante, jusqu'à des heures incroyables. Les églises orthodoxes sobres à l'extérieur (mais clinquantes d'or et d'argent à l'intérieure), et quelques bouts de murs antiques essaient de se montrer au milieu des barres d'immeubles miteux et des petites maisons décrépites couvertes de (souvent très beaux) graffitis. Bertrand me disait que c'était sa vie préférée, et je le comprends, car on y retrouve toute la magie de Marseille sans le côté parfois coupe-gorge. Bref, cette ville prise entre mer et forêts ma fait une forte impression, on s'y sent tout de suite bien.
J'ai rencontré Anastasia, mon contact couchsurfing, sans son mec qui était malade, qui m'a fait passer une excellente soirée à parler et rire de tout et de rien en déambulant dans les rues que je n'avais pas encore vues.
C'est d'ailleurs elle qui m'a conseillé d'enchaîner sur le coin de Sykia, sur une des trois presqu'îles au sud-est de Thessaloniki où je suis parti des le lendemain.
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Dernière mise à jour le mercredi 20 juillet 2016 à 20:18:36 UTC+2 - Signaler cette étape