Jour 213 : à 19:45 (heure locale)

J'ai quitté la baie d'Ha Long pour passer une dernière journée vietnamienne à Hanoï en compagnie de Anne, hollandaise sympathique rencontrée à Cat Ba.
J'arrive donc lundi vers midi à l'aéroport de Hongkong pour sauter directement dans un métro afin de retrouver mon ami Steven en ville. Le métro aérien me montre une agglomération où les îles sont couvertes de tours construites par séries de 10, 15, voire 20, toutes identiques et perçant le ciel bleu de la baie, comme une colonnade babylonienne, monument à la gloire du modernisme. Mais je laisse Hongkong assez vite derrière moi pour aller à la frontière chinoise, car si Hongkong fait partie de la Chine, elle garde un statut très particulier, avec une frontière propre, ainsi que des lois, et un gouvernement sinon autonome en tous cas doté d'une certaine marginalité par sa liberté de manœuvre. Nous nous rendons donc avec Steven à la douane chinoise danse le but d'obtenir un visa de 5 jours pour Schenzhen (et uniquement Schenzhen!). Steven est étonné et rassuré de constater que je l'obtiens en quelques minutes et pour un prix tout à fait décent. Quant à moi, je me réjouis de découvrir sa vie, ainsi que celle de John, son frère, et de leur cousin Alex, de rencontrer leurs femmes respectives, leur cadre de vie, et de pouvoir me laisser guider par eux dans une visite guidée de cette ville si particulière qui abrite leurs existences depuis des années.
Schenzhen est en effet à part en Chine, pas tout à fait comme Hongkong, car elle est tout à fait chinoise, mais c'est une ville qui abrite des millions d'habitants à un endroit où tente ans plus tôt n'existaient que quelques villages; elle a été construite de toutes pièces pour la fabrication et le commerce de l'électronique et elles est aujourd'hui une sorte de laboratoire de test des innovations technologiques. C'est une ville moderne, voire futuriste, dénuée de passé. En effet, pas de trace d'histoire ici, pas de vieilles bâtisses, ni de temples ancestraux, mais des grattes-ciel, des centres commerciaux, des écrans géants comme tout ici. Les seuls quartiers que j'ai vu qui paraissent normaux, à taille humaine, tranquilles, sont celui des marchands de plantes et celui des peintres,tous deux charmants, comme des oasis de calme, dédales de ruelles dépourvues de voitures, et de la pollution sonore et de l'air qui caractérisent le reste de la mégalopole. Pour moi, le côté fascinant de cette ville est que c'est la première grosse ville asiatique que je visite, qui soit dépourvue de touristes, et où il est très rare de rencontrer un étranger dans la rue, ce qui donne un sentiment d'immersion totale qui m'a plu. Étrangement, mes amis résidant ici me parlent de la fatigue face au bruit, à la pollution et au manque de civisme des locaux, quand j'ai l'impression de découvrir une cité organisée,et pas trop bruyante pour sa taille, mais la comparaison pour moi se fait avec Hanoï, Bangkok, Delhi,qui ne sont sûrement pas des exemples à suivre.
J'ai passé ici cinq jours, où j'ai assez peu déambulé comparé à mes habitudes, mais mon bonheur ici était de passer du temps avec des amis, de découvrir la variété succulente de la cuisine chinoise, et de rencontrer les gens qui sont les représentants de la vie chinoise de mes amis.
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Dernière mise à jour le samedi 25 février 2017 à 06:58:57 UTC+1 - Signaler cette étape