Jour 48 : à 20:45 (heure locale)

J'ai lu quelque part qu' on considérait Monemvassia comme le Mont Saint Michel grec: bon ben rien à voir. Enfin si, on y arrive par un pont. Ceci dit c'est un bel endroit. Sur les terres, une bourgade de pêcheurs et d'hôtellerie à touristes, où on voit les poulpes sécher au dessus des balcons, pendus à des fils comme du linge propre. Ça a l'air d'être la spécialité, alors j'en ai mangé, dans une petite sauce au vin. Exquis.
De l'autre côté du pont de trouve une île rocheuse portant à son sommet la fameuse forteresse, qui comme Mystras a l' air imprenable, mais seulement l'air, sachant qu'elle a vu passer les byzantins, les vénitiens, les ottomans... Les murailles en restent en bon état, quand à l'intérieur on retrouve des ruines et une belle église en parfait état. L'histoire est pleine de surprises.
À l'autre bout de l'île par contre, sous la protection des remparts, see trouve la vieille ville, superbe avec ses petites ruelles de faufilant au coeur des maisons de pierre et des églises aux dômes brillants.
Le tour est assez vite fait, ce qui me laisse le temps de reprendre la route pour me perdre le long de la côte est du Péloponèse. Je dis me perdre, mais c'est évidemment une image, vu qu'il n'existe qu'une seule route qui passe sur les crêtes des montagnes et au dessus des falaises, suffisamment petite pour ne pas rouler à plus de 40km/h, hésitant à regarder la splendeur d'une côte parfaitement sauvage pour ne pas tomber dedans. Au bout de 50 km et une heure et demi de route, j'arrive à Kiparissi, petit village pêcheur fidèle au fantasme du village grec, avec ses maisons peintes en blanc, ainsi que ses murets, et des huisseries et volets bleus, tournant le dos aux montagnes pour regarder la mer.
J'y passerai la nuit après avoir mangé un poisson frais du jour, choisi dans le frigo.
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Dernière mise à jour le mercredi 20 juillet 2016 à 22:52:04 UTC+2 - Signaler cette étape