Jour 28 : à 19:30 (heure locale)

On comprend pourquoi les grecs, romains, hongrois, ottomans, vénitiens et bien d'autres se sont disputés le coin pendant des siècles. Il faut imaginer une côte, sèche mais belle, avec des lambeaux d'îles et de presqu'îles qui en bordent la longueur sur des dizaines voire centaines de kilomètres. Ça donne l'effet de lacs immenses , alors que la mer est partout, mais que les silhouettes des îles cachent l'horizon de toute part.
Arrivé dans le coin un peu avant midi, après les quelques jours de pluie sans se baigner, je me suis arrêté très vite sur une plage de graviers en bord d'un petit port pêcheur pour me tremper et manger. J'y étais tellement bien que je me suis mis en quête d'un petit camping sympa et pas trop cher, et après avoir laissé derrière moi quelques 3 ou 4 étoiles avec court de tennis, j'ai trouvé au bout d'un long sentier de terre sèche un petit coin de paradis. Je suis sur une île accessible en voiture, une île parmi les îles. La côte est de rochers blancs et de pins, la mer calme comme un étang bien à l'abri derrière sa myriade d'îles, qui mélangent leurs formes arrondies pour donner l'impression d'un autre continent à quelques kilomètres de là . La vie est superbe, le coin reclu et calme, baigné du murmure régulier de la mer. Ici les gens sont sympas, souriants, et il n'y a pas de musique de merde pour couvrir celle des vagues. Je vais donc me laisser happer par le lieu un jour de plus, je pense.
Je suis en train de me dire chaque jour un peu plus, que pour être mi juillet à Dubaï, et vendre ma voiture (aucune idée du temps que ça peut me prendre), je vais être obligé de choisir entre Grèce et Turquie. Tout ça reste à trancher, mais vendre ma voiture en Grèce me semble plus facile.
À réfléchir.
À suivre.
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Dernière mise à jour le jeudi 21 juillet 2016 à 09:31:48 UTC+2 - Signaler cette étape