Jour 198 : à 20:00 (heure locale)

Mon idée en arrivant à Hanoï en début de matinée, était d'y changer mon argent, d'y réserver mon avion pour Hongkong et de me casser aussi vite que possible. Cela faisait en effet un moment que je n'avais pas mis les pieds dans une grosse ville, et on ne peut pas dire que cela m'ait manqué, mais comme souvent comme on ne prévoit rien à l'avance, les choses se déroulent d'une manière assez différente de ce qu'on aurait pu penser, et quand enfin je m'étais débarrassé de mes kips laotiens, et que j'ai trouvé une agence de voyages pour y acheter mon billet d'avion, j'y ai appris que les bus pour se rendre à Sapa, ma prochaine étape dans le nord ne partaient que tôt le matin ou le soir. Les jeunes filles de l'agence me proposent donc de laisser mon gros sac dans leur boutique afin de pouvoir visiter la ville tranquillement, et de revenir ici pour 21h afin de prendre mon bus; je ne me le fais pas dire deux fois, et je pars donc les épaules légères découvrir Hanoï, le nez au vent et le coeur léger de m'être débarrassé de mes deux missions importantes: retour à l'insouciance!
Malgré mes appréhensions, je me laisse très vite charmer par la ville, qui contrairement à la majeure partie des mégalopoles d'Asie du sud-est offre un certain charme historique, bien que colonial pour la plupart, avec ses églises (bien entretenues pour un pays où les catholiques sont plutôt mal aimés),ses bâtiments art-nouveau, auxquels s'ajoutent toutes sortes d'édifices pensés pour montrer la grandeur du communisme. On ne trouve pas ici de bêtes dans les rues, à part parfois les poules d'un vendeur qui se dégourdissent les pattes, mais le reste de ce folklore aquatique que j'aime tant est présent, des gens pêchant dans les nombreuses réserves d'eau de la ville, aux inévitables échoppes de cuisine de rue avec leurs mini -chaises et tables en plastique, les scooters par dizaines de milliers, et ces rues qui appartiennent à qui veut bien les occuper pour son commerce, son artisanat, où simplement sa sieste. J'ai beaucoup marché, sans cesse jusque 19h où je suis passé par la case apéro, et j'ai découvert dans chaque quartier son ambiance propre, et toujours ces gens souriants et si faciles d'accès. Je n'ai donc une fois encore, rien regretté des imprévus de ma journée. Mon apéritif je l'ai partagé avec un couple très sympa de tchèques, avant de me rendre à l'agence où j'ai attendu bien plus longtemps que prévu, mais en passant un bon moment à discuter et rire avec la jeune fille qui y travaillait. Me voilà donc maintenant parti pour découvrir Sapa, ses randonnées, ses rizières en terrasses, et ses tribus.
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Dernière mise à jour le mercredi 7 décembre 2016 à 18:11:30 UTC+1 - Signaler cette étape