Jour 119 : à 16:45 (heure locale)

Nous quittons Goa pour entrer dans les terres, dans l'état de Karataka, afin d'atteindre Hampi, qui fut en son temps (jusqu'au 16ème siècle il me semble) la capitale du plus grand empire hindou du Sud de l'Inde. A cette époque un demi million d'habitants l'occupaient, quand aujourd'hui ne restent que des ruines et un petit village vivant du flot incessant de touristes. Pourtant, quand on arrive sur les lieux, la première chose à nous saisir c'est le décor magistral de rocs énormes, empilés à perte de vue les uns sur les autres comme un tas de graviers. C'est incroyable, ça ne ressemble à rien de ce que j'avais même pu imaginer, et au milieu de tout ça, sont disséminés près de 400 monuments de toutes tailles, des temples pour la plus grande partie, mais aussi des bazars attenants à ces derniers, des bains, des palais, des écuries pour éléphants... Où que se pose le regard, en scrutant le fouillis de rocs en équilibre apparemment précaire, on trouve une, deux, trois ruines au bas mot. Certains temples n'offrent plus que quelques colonnes debout, quand d'autres n'ont rien perdu de leur imposante splendeur. Le plus emblématique sort royalement sa dizaine d'étages de la forêt de cocotiers et bananiers environnante. Avec Bertrand, nous avons l'impression d'évoluer dans le décor d'un film d'Indiana Jones.
Ici l'ambiance est pieuse et concentrée sur le seul tourisme culturel , rien à voir avec Goa, ses bars et ses plages balnéaires.
Nous avons marché sans cesse deux jours durant, sous un ciel heureusement gris qui s'il ne rafraîchissait pas l'air, le rendait toutefois un peu moins étouffant. Je n'avais jusque là que très peu vu de monuments de l'histoire ancienne indienne, et cette première fut absolument éblouissante.
Dans le temple magistral de Virupaksha, celui à la tour de 50m de haut, et bordant le village, nous avons rencontré l'éléphante du lieu, très bien dressée, qui prend ton billet dans sa trompe, le donne à son dresseur, et te bénit en posant sa trompe sur ton crâne. Au delà de l'attraction touristique, c'est la première fois que Bertrand et moi voyions un éléphant ailleurs qu'au zoo, et nous en fûmes très émus l'un et l'autre. Je suis content de quitter l'Inde en ayant vu au moins un éléphant.
Nous avons pris pour rentrer à Goa où Bertrand doit prendre son avion un bus-couchette, en vrai, où nous avons partagé le temps d'un trajet de nuit une couchette double; je pense maintenant pouvoir dire que j'ai utilisé tous les moyens de transport indiens non-vivants pendant mon voyage (pas de dromadaires, éléphants, ânes, etc...).
Arrivés au petit matin à Panaji, nous avons pris un déjeuner avant de nous rapprocher de l'aéroport à Vasco de Gama, où nous avons trouvé un bon vieux rade goannais pour se dire au revoir, en riant, mais le coeur un peu pincé, en se disant que bordel, on aurait bien fait durer le plaisir quelques semaines de plus. À charge de revanche mon Bertrand! On s'en doutait, mais c'est confirmé, nous sommes fais pour voyager ensemble !
Ce soir je prends un train pour rejoindre Cochin, où je ferai ma dernière étape indienne, avant de rejoindre Bangkok lundi prochain. Cette dernière étape sera une première aussi, car je vais y rejoindre une rencontre de voyage pour quelques jours, Yvana, sympathique serbe nancéenne rencontrée les de mon voyage pour Manali.
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Dernière mise à jour le vendredi 23 septembre 2016 à 11:56:09 UTC+2 - Signaler cette étape