Jour 115 : à 19:15 (heure locale)

Comme prévu notre duo infernal débarque à Colva (ce n'est pas le nom d'un cocktail), où nous attendent plage de sable fin, océan indien, cocotiers, et gargottes de (presque) bord de plage. On se trouve assez vite une chambre en arrivant à la tombée à la nuit,grâce au repérage que j'avais fait quelques jours auparavant avec mon terrible engin. La guest house a les pieds dans le sable, et est à deux cents pas de la mer, et nous sommes les premiers clients de la saison qui n'a pas encore vraiment commencé. C'est basique, presque propre, pas cher, et surtout dans un cadre idéal. Après une douche nous découvrons les bars-restaurants de la bourgade, et j'ai la grande joie de continuer sur ma lancée de poissons et bières ; Bertrand découvre avec une joie d'enfant à Noël le Paneer, fromage indien cuisiné à toutes les sauces. Enfin bref, c'est dur, mais on fait face, bravement.
À la fin de notre repas, nous avons la chance de voir passer une procession qui accompagne une statue de Ganesh en musique. Les femmes dansent sur le son des percussions, presque en transe, et les enfants de régalent à faire exploser des pétards, jusqu'à ce que la voiture qui convoie le dieu éléphant arrive en bord de plage. Là, la musique s'arrête, et trois hommes portent la statue pour la confier aux flots de l'océan. Des femmes nous offrent des pâtisseries et des graines alors que la foule se disperse. Tout ça nous laisse dans une sorte de torpeur émerveillée. Nous finissons notre soirée dans un bar puis sur la plage, buvant une dernière bière histoire de faire durer cette soirée qui restera un souvenir magique pour l'un et l'autre, j'en suis sûr.
Le lendemain, nous allons à Margao, la ville la plus proche, afin de réserver notre train pour le jour suivant, et en profitons pour faire un tour du bazar local, étriqué, vivant, charmant,avant de rentrer à Colva pour y louer un scooter. Nous passons donc notre après-midi à sillonner les petites routes environnantes, passant d'une plage à l'autre en traversant des paysages tropicaux que ni l'un ni l'autre n'avons jamais vu auparavant.
La fausse note arrive le soir après le repas, alors que nous ouvrons notre dernière bière emportée pour être bue sur la plage, vers notre guest house, et que les flics nous tombent dessus, nous faisant payer une amende "minorée" non officielle, sous prétexte que votre de l'alcool sur la plage est inédit. Je n'ai pas pu confirmer cette interdiction, le doute restera, et Goa me laissera aussi le souvenir du coin d'Inde où j'ai rempli deux fois la poche d'un agent de police, ce qui n'arriva pas une fois ailleurs. Mais ce détail agaçant sur le coup n'arrivera pas à entacher les souvenirs impérissables que nous nous sommes forgés ici, Bertrand et moi.
Demain, départ pour une nouvelle étape !
Commentaires
Chargement des commentaires
Nouveau commentaire


Dernière mise à jour le vendredi 23 septembre 2016 à 10:26:37 UTC+2 - Signaler cette étape