Jour 65 : à 17:45 (heure locale)

Arrivé à 4h30 à l'aéroport, une heure et demi de queue m'attend pour obtenir un visa. Dans la queue, ça pose le décor, ce ne sont quasiment que des indiens qui viennent travailler. Je retrouve finalement et enfin mon Bertrand, qui attend ici depuis deux heures. J'avais pensé le retrouver directement chez lui, mais il a insisté pour venir me chercher, et sachant qu'il n'y a pas de nom de rues et encore moins de numéros, je n'ai pas cherché trop longtemps à l'en dissuader.
A 6h du matin la chaleur est déjà insoutenable. Il y a un peu de vent, mais il est plus chaud que l'air ambiant. La première chose qui me frappe, hormis cette sensation d'être sous un énorme sèche-cheveu, c'est la lumière, jaune-grise, due à une espèce de brume constante d'humidité et de poussière du désert. Malgré une platitude sans concession, on ne voit que le vague profil des buildings qui sont à quelques kilomètres de là, et on ne distingue pas le disque du soleil qui ne parvient pas à percer derrière la brume jaune. La ville n'est qu'autoroutes, gratte ciels et sable. Il y a un peu d'arbres et de pelouse, qui pour la majeure partie n' est là que parce qu'on l'y a planté sur le sable parcouru d' un complexe réseau de tuyau, et qu'on l'arrose à grands litres d'eau de mer désalée.J'ai eu l'occasion en une semaine ici de faire quelques expéditions avec Bertrand ou Mohamed, mais tout se fait en intérieur, surtout à cette saison. On se déplace en taxi ou transports en communs, les activités sont pour la plupart dans les malls (centres commerciaux), mais de toute façon en intérieur avec climatisation, car marcher dix minutes en extérieur est déjà terrassant.
Évidemment, que ce soient les stations de métro, les halls d'immeubles ou les malls, tout ici est fastueux.
La ville s'étend sur des dizaines de kilomètres entre la mer et le désert, dans une organisation parfois difficile à comprendre.
Je viens ici voir des amis, et j'avoue ne pas trop comprendre ce que peuvent venir faire les touristes à Dubaï à part du shopping. Il n'y a pour ainsi dire pas de vie culturelle, la vieille ville de limite à un vieux souq de la première moitié du 20ème siècle et à un vieux fort, maçonnés à base de corail, et la chaleur humide rend masochistes toute velléité d' activité plage.
Je trouve cependant le plaisir de découvrir quelques bases de la vie moyen-orientale, quelques bribes de la culture arabe, et un bon avant-goût de l'Inde, vu que 70% des gens vivant là ont l'air de venir d'Inde. Le grand dépaysement s'est mis en branle. Je pars demain samedi (alors le week-end de Bertrand) pour Calcutta, où ma première expérience de couchsurfing m'attend chez... une colombienne.
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Dernière mise à jour le samedi 23 juillet 2016 à 11:12:29 UTC+2 - Signaler cette étape