Jour 44 : à 21:45 (heure locale)

Cette fois c'est une traversée du Nord au sud, le long de la côte ionienne. Des fleurs et des montagnes tout du long, avec cette spécialité commune avec l'Italie de faire pousser de chaque côté de l'autoroute des lauriers sans discontinuer, dans un camaïeu de rose allant du blanc au fuchsia.
La chaleur est moins harassante avec l'air marin. J'arrive le premier soir à Patras, en traversant un imposant pont digne de celui de Brooklyn (dans mon idée en tous cas, vu que je n'y ai jamais mis les pieds...), en me disant "chouette, ça m'évite un gros détour par Corinthe"; je ne m'attendais pas à payer pas loin de 15 euros le raccourci, ceci dit. Patra est une vieille ville byzantine dont le glorieux passé est juste marqué par la présence de vieux forts en surplomb de la ville. Pour y monter par contre, on passe par des petits escaliers qui sillonnent dans les quartiers populaires, au milieu de maisons pour la moitié abandonnées et en ruines. J'aime cette ambiance, où seuls les vieux et les chats semblent maîtres des lieux.
J'ai encore essayé de me faire loger en couchsurfing, mais je me rends compte que c'est comme pour le recherche de boulots, tant que tu n'as pas de références, tu galères. J'ai eu deux touches, des colocs qui ne pouvaient pas m' accueillir pour cause de révisions, mais finalement qui veulent bien, me le disent, et ne donnent plus de nouvelles, et un gay nudiste chez lui, qui une fois qu'il a compris qu'il ne me baiserait pas m'a gentiment posé un lapin. Du coup, j'ai dormi dans la voiture, mais la chaleur était supportable, et m'a laissé passer une nuit potable.
J'ai quitté Patra ce matin pour rejoindre une réserve naturelle en bord de mer à quelques trente kilomètres de là pour me rafraîchir avant de prendre la route pour le sud du Péloponèse. C'était un bel endroit, marécageux, et mariant les belles garrigues de pins parasol aux zones inondées où pousse la salicorne que viennent manger vaches, chèvres et moutons.
En reprenant la route, je découvre que plus je descends, et plus les montagnes s'échappent dans les terres, laissant la place à de grandes vallées recouvertes d'oliviers. Petit à petit les roses trémières, les genêts, et même les lauriers (omniprésents depuis que j'ai traversé les Alpes) disparaissent. Les côtes applanies transforment les plages, et les recouvrent de sable fin. Tout ça m'a l'air joli, et je me fais une joie d'aller explorer tout ça demain.
Sur couchsurfing, j'ai lancé une jeune fille dans le coin qui est luthier, et j'espère vraiment qu'elle donnera suite, que je puisse aller découvrir son atelier. Advienne que pourra.
Aucune photo ni vidéo
   Pierrococo ne propose aucune photo ni vidéo pour cette étape.

Commentaires
Chargement des commentaires
Nouveau commentaire


Dernière mise à jour le samedi 2 juillet 2016 à 10:04:24 UTC+2 - Signaler cette étape