Jour 53 : à 18:45 (heure locale)

En fait, les quartiers ont des vrais noms que je ne connais pas, et dont j'ai peu entendu parlé, je resterai donc sur les noms que j'ai utilisé et entendu utiliser.
Exarhia, c'est là où j'ai passé ma première soirée à Athènes. Le quartier se situe au nord-est de la place Omonia à quelques 10 minutes de marche. La place Exarhia est petite et triangulaire, dotée de pas mal de verdure, mais surtout d' énormément de bars (et de quelques restos). La proximité des universités centrales de la ville en font un lieu très vivant, surtout de nuit, mais c'est aussi et peut-être surtout le fief du militantisme athenien. Historiquement déjà, ce fut le centre des mouvements contestataires au moment de la rébellion contre le régime des Colonels. Aujourd'hui c'est le quartier anarchiste par excellence, où l'on trouve dans beaucoup de rues des squats anars, des jardins collectifs, des espaces autogérés. Les affiches militantes par centaines de partagent les murs du quartier avec les graffitis poutant omniprésents dans la ville, qui prennent ici un ton contestataire, voire révolutionnaire.
Lors de ma première soirée ici, après mon repas, je me suis mêlé aux locaux de tous âges installés sur des chaises disparates devant un drap tendu entre deux arbres, afin d'assister à une projection en VO sous-titrée en grec de M. le Maudit. Des jeunes dans la pelouse, des chiens se reniflant les parties, des punks parlant avec des vieux, l'ambiance était très bonne, tout le monde respectueux de la tranquillité des spectateurs, et tolérants face aux couacs techniques récurrents.
Le quartier ma plu, et je me suis promis d'y repasser.
Durant les jours suivants j'y ai encore passé une ou deux soirées, dans des bars où passait de la bonne musique et où les gens avaient l'air décontractés du... bulbe dirons-nous.
La population y est hétéroclite en âge comme en style, et au bout de quelques temps on commence à repérer des têtes d'habitués. Il y a ici comme un air de village, le rythme est beaucoup plus lent que dans le reste de la ville.
Coup de coeur ! Si je devais habiter cette ville, ça serait sûrement là que je jetterais mon dévolu.
Plus tard, avant mon départ, quand j'ai du aller au commissariat pour les histoires de voiture, j'ai appris qu'en ces moments de crise, et donc de colère populaire les manifestations, la casse, et les voitures brûlées étaient ici quasi quotidiennes. Enfin ça reste les dires de flics à un touriste.
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Dernière mise à jour le mercredi 20 juillet 2016 à 23:17:20 UTC+2 - Signaler cette étape