Jour 56 : à 12:00 (heure locale)

J'avais prévu plusieurs petits chapitres sur Athènes, mais ils ont été perdus par Memotrip (qui commence vraiment à me gonfler...), du coup je laisse celui d'Exarhia, et n'en rajouterai qu'un gros pour le reste.
Athènes n'a rien à voir avec Rome, Prague, Paris ou toute autre grande capitale hyper touristique. Il règne ici une ambiance populaire quasiment partout, un peu chaotique, bruyante, mais tellement vivante. Il n'y a pas de frontière réellement nette entre la partie touristique et la ville des athéniens. Il y a bien quelques rues de la vieille ville plus proprettes que le reste, mais au croisement de celles-ci une ruelle nous ramène aux graffitis et aux SDF. Car ils sont effroyablement nombreux les gens de tous âges qui dorment sur le trottoir le jour comme la nuit. Le portrait semble bien sombre, mais ne vous laissez pas tromper, car cette ville a quelque chose de magique. Elle est vraie, authentique, sans mensonge, elle monte d'emblée ses côtés sombres et dévoile chaque jour un peu plus la vie lumineuse qui vous fait vous sentir à l'aise comme si vous étiez chez vous. Les bâtiments sont souvent vieux, quasiment toujours sales, mais recouverts de mille couleurs par des graffitis superbes, de tous styles. En déambulant, vous tombez ici sur une ruine antique, là sur une église byzantine, où encore sur un bâtiment administratif aux colonnades et fresques qui copient fièrement le glorieux passé architectural local.
J'ai séjourné une bonne semaine dans la ville, dans une auberge située entre la place Monastikaki, porte d'entrée de la vieille ville, et Omonia, grande place commerciale à la croisée des lignes de métro. C'est vers Omonia que se situent toutes les auberges les moins chères, car le soir, ça devient le quartier des drogués et des prostituées. Vers mon auberge se trouve le quartier des "antiquaires", quelques rues truffées de bar nocturnes, les quartier indien, une zone de bars lounges, et tout ça se mélange tellement bien qu' on ne sait pas toujours quand on est passé de l'un à l'autre.
J'ai rencontré quelques personnes dans la semaine, qui m'ont permis de découvrir d'autres quartiers de la ville. Bill d'abord, un ami de Steven, homme d'affaire grec vivant en Chine, que j'ai retrouvé dans une des villes périphériques en bord de mer. Si Athènes n'est quasiment faite que de quartiers populaires, c'est en fait le long de la trentaine de kilomètres de plages au sud de la ville que se trouvent les zones bourgeoises.Les plages y sont belles, faites de sable fin et d'eau étonnamment claire dans laquelle on voit les îles de dessiner à l'horizon. Si nous n'avons pas grand chose en commun, j'ai pourtant passé un après-midi très agréable avec Bill à boire des cafés Frappe en bord de mer à parler de tout et de rien.
J'ai aussi rencontré un couple de mecs indiens travaillant dans le milieu de la mode à Delhi (que je reverrai peut-être là-bas) dans le quartier branché de Gazi, où l'on trouve beaucoup de night clubs, juste derrière le Technopolis, ancienne usine à gaz transformée en lieu culturel. J'ai été étonné de trouver un quartier de résidences très propres, presque sans aucun graffiti sur les murs. Ça n'était pas mon ambiance, nous n'y sommes pas restés.
Athènes fut la dernière étape européenne, où j'ai abandonné ma voiture pour prendre un avion pour Dubaï, où je vais aller voir mon ami Bertrand. J'ai hâte de ces retrouvailles.
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Dernière mise à jour le vendredi 22 juillet 2016 à 15:24:51 UTC+2 - Signaler cette étape