Culture

Jour 67 : à 21:30 (heure locale)

C'est en compagnie de Laurent et Thierry que je reprends mon chemin, les yeux encore éblouis de ma journée d'hier. Une heure de marche et nous voilà à Ponferrada, attablé sur la terrasse d'un café face au château des Templiers, imposant monuments témoin unique de l'architecture militaire du moyen Âge.
Sur le chemin il y a autant de "rituel" que de pèlerins, me concernant pas possible de partir sans prendre un petit en-cas, généralement acheté la vieille.... d'autres sautent directement dans leurs godillots et partent à la recherche du moindre bar ouvert et c'est le cas de Laurent... donc ce matin j'ai juste eu le temps d'avaler une demi-pomme que j'ai partagé avec Thierry et encore parce qu'il y avait "bouchon" aux toilettes !
Sur le camino les retrouvailles se font et se défont aussi vite, pour preuve ce matin... peu après Ponferrada notre trio c'est disloqué, Thierry optant pour une cadence un peu élevé, alors que je suis dans l'évidence à géré un débute de périostite, Laurent c'est arrêté... on appelle ça "le cul entre deux chaises"... sur le chemin, un pèlerin parti seul reste un solitaire et mène son chemin comme bon lui semble et personne ne lui en tiendra rigueur.
Depuis Astorga, la circulation sur le Camino est beaucoup plus dense, se sont des dizaine de groupes, dont certains se composent d'une vingtaine d'unités que nous remontons où récupérons sur le bord du Camino. Se sont tous des jeunes ados Espagnol, venant de finir leur année scolaire et réalisant les 200 derniers kilomètres, afin d’obtenir à Santiago « la Compostela » diplôme attestant avoir fait une partie du chemin, lequel pourra être mentionné sur leur prochain curriculum vitae.
Les puristes (les soi-disant !!!!) Pesteront et moi et moi…. ca me remet de la pêche, ils apporte leurs jeunesses, rires et facétie, avec l’inconvénient de trouver des albergues comme à Villafranca del Bierzo « compléto ! ». C’est donc sous la menace d’un orage que je m’engage dans la vallée de Valcarce, étroite, austère, coincé entre la paroi de la montagne et une autoroute passant 100 mètres au dessus, là où jadis était réclamé un droit de péage aux pèlerins.
Ce soir j’ai trouvé un toit à Trabadelo, pas simple dans trouver encore un DEBOUT … ils se comptent sur les doigts d’une mains ! Village tout droit sorti du moyen-âge.
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Dernière mise à jour le mardi 28 novembre 2017 à 18:37:56 UTC+1 - Signaler cette étape