Culture

Jour 55 : à 18:30 (heure locale)

Journée ULTRAFOND de 52 kilomètres et croyez-moi cela n'était pas programmé. Départ à 5 h 38 ce matin avec les derniers fêtards ! La sortie de Logrono est un peu fastidieuse, heureusement la traversée du parc "pantano de la Grajera" est un petit oasis de verdure et permet d'oublier ses premiers kilomètres.
Jusqu’à Navarrête et Ventosa,le chemin est souvent parallèle à la nationale 120 et alterne avec les vignobles de la Rioja, qui se trouve être l'activité principale de la région. La distance déjà parcouru aurait dû faire que je m'arrête à Najera, capitale historique de la Rioja et reconnu pour sa splendeur... mais ça c'était lors des rois de Navarre ! Est-ce l'aspect bidonville à l'entrée de Najera, qui à conditionné mon jugement ? Est-ce le faite d'avoir débarqué en pleine fête locale avec une tradition plus que surprenante, consistant à faire griller des grillades à même les caniveaux, néanmoins il me restera de mon passage sa terre et ses falaises "rougeâtres" un changement radical avec les jours précédents.
Après une bonne heure de marche en plein cagnard Azofra village-rue se présente, son petit square et sa fontaine sont les bienvenues. Avec cette interrogation sur le coup de 13 h 30 , lorsque l'on passe devant une albergue sur le coup de 13 h30... est-il encore raisonnable de poursuivre son chemin ? Avec toujours cette réponse "absurde" ce qui est pris, n'est plus à prendre". C'est seul, dans l'immensité de ce paysage sans ombre que je repars vers Ciruena, perdu au beau milieu du chemin de Compostelle, un complexe de golf... et toute la dérive qui va avec ... belle voiture et bulles immobilière... vide ! Malgré une lassitude certaine, difficile de ne pas rejoindre le village suivant... et voilà comment sur le chemin de Compostelle les lieux s'enchaînent et finissent en miracle ! Comme à Santo Domingo de la Calzada, une arrivée digne des plus beaux films de westerns spaghetti.
Qu'il chemine sur le chemin n'a pas entendu parler "du miracle du coq et de la poule " où du "miracle du Pendu-Dépendu", pour faire court, la cathédrale de Santo Domingo est la seul au monde où on vénère un coq et une poule !
Après cette longue étape marathon, j'ai trouvé refuge à l'abadial Cisterciense la ascuncion, géré par les Sœurs et partage ma table sur une terrasse de Santo Domingo avec deux pèlerines une Italienne et une Belge.
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Dernière mise à jour le mardi 28 novembre 2017 à 17:05:25 UTC+1 - Signaler cette étape