Jour 10 : à 13:00 (heure locale)

Tout se passe bien (enfin la nuit est plutôt courte, surtout qu'après une demi-heure de sommeil, impossible de se rendormir, sûrement à cause de l'altitude et de l'excitation) jusqu'à 1h. Fin prêts, baudriers enfilés, et crampons bien attachés, on sort, et on se prend une grooosse rafale gelée dans la figure. C'est toujours tempête de neige, et il y a 40cm de neige de plus qu'à notre arrivée. Bon, ca ne va pas être du gâteau cette affaire. Mais on se lance quand même, plus pour se faire une expérience de rando en haute montagne, que pour monter au sommet ! On part donc encordés, 3 par 3, éclairés à la lampe frontale, subissant le vent et la neige. On a de la neige jusqu'aux genoux, parfois mi-cuisse, et forcément ca ne va pas bien vite. Avec l'altitude et la neige on est à une cadence d'à peu près un pas par seconde. Très, trop, lent par rapport au rythme qu'on devrait avoir. En fait le problème ce n'est pas la neige, mais plutôt la vitesse à laquelle on monte. On continue notre marche jusqu'à 4h du matin, jusqu'au Campo Argentino (c'est juste le nom, il n'y a pas de camp ici !), à 5500m d'altitude. Ana, Clara et leur guide ce sont déjà arrêtés un peu avant .Après une petite réunion avec notre guide, on se décide à redescendre et rentrer au Campo Alto. La situation météo n'évoluera pas plus, et on est beaucoup trop lent avec toute cette neige ! On repart donc dans l'autre sens, et ça va bien plus vite ! Les traces sont déjà faites, et la descente ça aide ! Les premières traces que nous avions faites 3h plus tôt en partant cette nuit sont finalement déjà effacées, et on arrive vers 5h au camp. On est super content de notre petite aventure nocturne, malgré la frustration de ne pas avoir pu aller jusqu'au sommet. On se recouche (et là tout le monde à bien dormi !), pour se réveiller à 8h, manger un bout, et redescendre au camp de base. Et il y a encore et toujours la neige qui tombe. On arrive au Camp de base à 11h et attendons que le minivan de l'agence vienne nous chercher. Oui mais voilà, il a bien neigé ici aussi, et donc pas de véhicule pour venir nous chercher ! Et c'est parti pour aller rejoindre le minivan certainement bloqué à quelques centaines de mètres. On croise un minivan 4x4 qui avance péniblement, deux 4x4, et un bus local...dans le fossé. Ah ben oui, la neige ça glisse ! On continue notre marche, toujours pas de minivan... le temps se gâte, et c'est maintenant sous la neige et le vent que nous avançons. Finalement, on se fait 2h30 de marche, jusqu'à un genre de poste de garde, où il y a déjà du monde qui attend un transport qui peut les ramener vers La Paz. Les pauvres guides sont perdus, il n'y a toujours pas de minivan pour nous ramener. On patiente une bonne demi-heure, et on voit arriver... le-bus-du-fossé, qui s'avère finalement être notre bus pour retourner sur La Paz. Il est 15h30, on a froid et faim. Finalement, heureusement que l'on n'est pas monté jusqu'au sommet, ça aurait été vraiment trop dur d'enchaîner avec cette marche ! On arrivera enfin à 17h à La Paz, après avoir été bloqué par toute la population de La Paz qui s'était donné rendez-vous pour aller jouer dans la neige, à coups de batailles de boules de neige et de Lamas de Neige (variante bolivienne du Bonhomme de Neige !). On est complètement claqués et un peu remontés contre l'agence, qui, pour une agence de montagne, s'est laissé déborder par la neige, pas si abondante que ça sur les routes. Bref, c'était une super expérience que cette tentative d'ascension, même si on s'est arrêtés avant ! Clément retrouve Céline au café-tout-cosy (comme par hasard !), et passe la soirée à lui raconter ses aventures (il a quand même réussi à monter l'Everest, tout en chassant le monstrueux Yéti !).
La journée du lendemain passe rapidement à se reposer, se balader dans la Paz, refaire les sacs, car une nouvelle aventure se prépare : un petit séjour dans la Jungle !
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Dernière mise à jour le jeudi 28 juin 2018 à 07:41:03 UTC+2 - Signaler cette étape