Jour 236 : à 23:46 (heure locale)

Ma chambre ne possède aucune fenêtre. A moins d'allumer la lumière (c'est évident), il fait donc très sombre à toute heure du jour. Mes colocs sont extrêmement silencieuses et, sans un petit rayon de soleil pour chatouiller mes paupières, j'ai dormi comme un bébé. Cette nuit fut la meilleure que j'ai passée depuis bien longtemps... Je me suis tout naturellement réveillée à midi et ai entamé une longue discussion avec Zoé. Elle a grandi à Sydney puis étudié 3 ans Melbourne après quoi elle s'est décidée pour un master à Hong Kong, ville d'origine de sa mère. Elle a également passé une année en tant qu'au pair dans une famille gantoise, sa meilleure amie est suédoise et elle entreprend maintenant un stage à Kuala Lumpur. Je l'ai accompagnée au restaurant et me suis essayée à la cuisine végane, comme elle le fait depuis presque 7 ans.
Repue, je me suis rendue à little India, le quartier indien. La première chose qui m'y a frappée : l'odeur. Je m'adresse à ceux qui sont déjà allés au Maroc : vous souvenez-vous de cette odeur caractéristique qui emplit vos narines lorsque vous déambulez dans les souks entre les bracelets en cuir, les tajines faites à la main et les carcasses de mouton suspendues aux vitrines ? Le souk indien a, lui aussi, sa petite particularité odorante. Je suis tout à fait incapable de vous donner le moindre indice quant à sa provenance mais l'odeur qui embaume le quartier a beaucoup tenté le plat que j'ai mangé ce midi et qui aurait bien voulu sortir voir ce qu'il s'y passait. Je suis heureuse de constater qu'il y a finalement renoncé. Un peu plus loin, j'ai découvert un légume que je n'avais alors jamais vu. Je crois que c'est un légume parce qu'il était aux côtés d'autres légumes. Cela ressemblait à un concombre, à la différence près que le concombre ne possède pas toute ces petites exubérances qui fond penser à un porc-épic.
Plus tard, je découvrais le quartier arabe. Je suis arrivée devant l'impressionnante mosquée du sultan au moment de l'appel à la prière et d'agréables souvenirs me sont revenus.
Mon estomac commençait à gronder... J'ai pris la direction du centre ville. Mes pas m'ont tout droit menée dans une rue d'allure chinoise. Des petits stands ventant les méritées d'objets en tout genre émanait cette odeur qu'ont les magasins dont tous les produits portent l'habituelle inscription "made in China". Intriguée par un superbe temple, je n'ai pu m'empêcher de jeter un œil à l'intérieur. Les croyants brûlent de l'encens avant d'entrer et apportent parfois des fleurs de lotus. A l'intérieur, ils s'agenouillent sur un tapis et agitent bruyamment des petites boîtes métalliques rectangulaires remplies de bâtonnets. Ça m'a donné envie de manger des mikados... J'ai continué mon chemin entre les diseurs de bonne aventure jusqu'au centre commercial où j'espérais trouver de quoi me sustenter. Je n'ai jamais vu de si grand bâtiment... Je me suis perdue. Après une bonne demi-heure à arpenter les couloirs, j'ai eu l'énorme plaisir de retrouver les grands pavés clairs de la rue. Puis, je me suis rendu compte que je n'étais pas encore sortie mais que j'avais trouvé un couloir "déguisé"en rue. Désespérée d'y arriver un jour, ma joie fut immense d'arriver par hasard à l'étage des restaurants ! Pour 4€, je me suis offert un Resto japonais.
Singapour est considérée comme la ville la plus chère au monde. Je crois que c'est à la fois vrai et faux. Si l'on mange dans les restos les plus chics et si l'on dort dans les hôtels les plus réputés, je pense en effet que les prix sont exorbitants. Mais les petites rues regorgent de bons coins pas chers. Je dépense chaque jour un tiers de ce que je dépensais en Australie. Pourtant, je suis loin de me priver.
Lorsque j'ai enfin réussi à m'évader de cette prison, les jardins botaniques m'attendaient pour le spectacle quotidien de son et lumières. Les photos vous parleront plus que moi.
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Dernière mise à jour le mardi 26 avril 2016 à 18:00:11 UTC+2 - Signaler cette étape