Jour 251 : à 12:15 (heure locale)

A Kampot, je ne faisais absolument rien. Je n'avais même pas envie de sortir du lit. Au bout de 3 jours, j'ai donc pris la décision de partir. J'ai pris le bus pour Sihanoukville et suis arrivée quelques heures plus tard dans l'auberge que j'avais réservée. Un peu en dehors de la ville, je l'ai choisie pour son ambiance réputée, comme pour m'obliger à sortir de mon trou noir. A peine arrivée, on m'a proposé de joindre un groupe autour de un verre. J'ai accepté et passé une excellente soirée aux côtés de Michael (suédois), Pascal (allemand), Manon, Loïc, Tristan et Maajd (français). Musique, jeux de cartes, histoires de voyage... Le lendemain, heureuse de sociabiliser de nouveau, j'ai passé la journée avec eux, à ne rien faire de particulier. J'y ai passé deux nuits. Si le séjour fut peu productif, il m'a bien reboostée ! Hier matin, il m'a bien fallu reprendre le voyage. Je suis montée à bord d'un bateau pour Koh Rong, île réputée pour sa beauté et son ambiance festive. J'en ai profité pour faire la connaissance d'un hollandais parti vivre en Nouvelle-Zélande avec sa famille à l'âge de neuf ans. Il en a maintenant 18 et a quitté le cocon familial un an, dans l'espoir d'enfin savoir quelles études entreprendre. Je me sens moins seule ! J'ai également rencontré deux anglaises, suivant exactement le même programme. Une fois arrivée à l'auberge, la réceptionniste m'a proposé un lit dans un dortoir avec deux allemandes. Ah, des Allemandes... Je ne m'entends jamais avec les allemands. Toutefois, j'ai décidé de laisser mes préjugés de côté parce que je sais que certaines exceptions donnent lieu à de chouettes rencontres. Et j'ai bien fait. Ronja et Clara, elles aussi, poursuivent une année de voyage entre la rheto et l'unif et, comme toutes les personnes que j'ai rencontrées ce jour là, à l'approche de la fin du voyage, elles envisagent une seconde année à l'étranger. J'ai beaucoup discuté avec elles puis suis allée manger avec Gili, brésilien. Le soir venu, me voila au bar de l'auberge, buvant un verre avant Ronja et Clara ainsi que 3 danois et un suédois. Les suédois sont partout ! Presque autant que les français, allemands et anglais en Australie. La soirée s'est bien passée, il est maintenant 11h30 et je me réveille. Je compte rester ici une nuit supplémentaire avant de me rendre sur Koh Rong Samloem, île voisine et beaucoup plus calme.

En discutant avec tous ces gens, je me rends compte que beaucoup d'entre eux n'ont jamais fait d'études. Les autres regrettent leur parcours et désirent soit reprendre un autre programme d'études, soit continuer de voyager éternellement en enchaînant petits boulots pour subvenir à leurs besoins. Certains d'entre eux le font depuis des années et se sont parfois installés dans le pays de leurs rêves. D'où les nombreuses auberges de jeunesse tenues par des européens par exemple. Tout ça pour dire, papa et maman, que oui, la vie de vagabond et bel et bien possible au même titre que la vie sédentaire. Il faut seulement du cran, de la volonté et accepter de quitter sa famille, ses amis, et la vie facile dans laquelle nous étions si confortablement installés. Ne vous effrayez pas pour autant, ce n'était qu'une constatation.
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Dernière mise à jour le vendredi 20 mai 2016 à 08:26:03 UTC+2 - Signaler cette étape