Jour 179 : à 11:48 (heure locale)

Ah, voilà un chapitre plein de souvenirs et d'émotion. La veille du départ, nous avions loué une chambre en Airbnb plus proche des Craddle Mountains, où démarrait notre aventure. Je crois que les hôtes ne nous aimaient pas du tout mais ils ont eu l'amabilité d'être très faux-cul et de nous aider un maximum dans les derniers préparatifs. Il nous a fallu des heures pour compter nos sachets de nourriture en poudre et vérifier que nous avions assez de paires de chaussettes. Une fois tout cela terminé, nous nous sommes rendu compte que nous n'avions pas pensé à la façon dont, une fois la rando terminée, nous regagnerions la voiture laissée au point de départ. Après de multiples recherches, tous ce que nous avions trouvé consistait en une serie de bus privés à 400$. Aucune solution ne s'offrant à nous, nous avons décidé que nous verrions bien ce que les autres randonneurs comptaient faire et sommes allées dormir à une heure bien trop tardive (3h si mes souvenirs sont bons). Le lendemain, crevées, nous avons mis un temps fou à quitter le logement, au grand plaisir de nos hôtes.
Le règlement de la rando stipulait qu'il fallait s'enregistrer et commencer avant 14h. Pourtant, lorsque nous nous sommes présentées au guichet, l'employée nous à demandé d'attendre 14h. J'aurais dû me douter qu'elle avait mal compris. Écoutant ses conseils, nous sommes parties en retard. Alors, il nous a fallu nous dépêcher pour atteindre la première hutte avant la tombée de la nuit, ce qui nous a empêchées d'escalader les craddles Mountains. Cependant, ce que nous avons vu était magnifique. En escaladant environ 200 m de roches, tirant comme nous le pouvions nous lourds sacs à dos, nous surplombions un immense lac cerclé de montagnes. Un panorama impressionnant. Successivement, nous avons traversé des plaines, des bois des espaces rocailleux avant d'arriver - enfin - à la première hutte. De ce qu'on m'en avait dit, je pensais voir un bout de taule soutenu par 4 piquets sous lequel nous planterions la tente. Ce fut donc une agréable surprise d'arriver dans une grande cabane en bois aménagée avec des tables et des bancs et de découvrir des couchettes en bois sur lesquelles poser nos matelas. Juste en dehors, un robinet nous amenait de l'eau de pluie que nous utilisions pour faire bouillir notre sachet de poudre. Certes, ces repas sont légers, faciles à transporter et consistants mais je rêve déjà de vraie nourriture. Un grand panneau détaillait l'étape du lendemain et les toilettes sèches offraient chacune un dicton différent au sujet d'excréments et la traduction de "où sont les toilettes?" dans un tas de langages exotiques. Le matin, nous devions nous lever dans le froid, ranger matelas, sacs de couchages et ustensiles de cuisine, enfiler nos bottines, mettre notre maison sur notre dos et nous partions pour une journée de marche. Les paysages étaient à couper le souffle. Je joindrai des photos qui parleront mieux que moi. Régulièrement, nous abandonnions nos sacs pour faire une promenade supplémentaire le long du chemin. La plus impressionnante fut celle menant au mont Osa, point le plus haut de Tasmanie. Au début, un sentier s'acheminait doucement vers la montagne et, petit à petit, il se m'était à monter. La dernière portion consistait en un escalade de 400m. Debout sur un rocher, il fallait se hisser au suivant à l'aide des bras. Je n'ai pas le vertige et c'est une chance, déjà comme cela je craignais assez de dévaler cette raide pente rocheuse. D'en haut, on profitait d'une vue à 360°. Époustouflante. Nous y sommes restées un moment pour profiter de scpectacle. En redescendant, nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir que de malins oiseaux avaient ouvert mon sac et dérobé mon chocolat.
C'est ainsi que nous avons vécu durant 6 jours, parcourant au total 80km. Nous avons croisé un bon nombre de serpents. Un soir, alors que je brossais les dents un wombat est venu renifler mes genoux.
Je comptais sur cette expérience pour faire de chouettes rencontres. Nous avancions au même rythme qu'un couple français avec qui nous discutions beaucoup. La plupart du temps, nous étions également avec un duo allemand. Ces deux hommes ne pouvaient pas comprendre que je ne sache pas quoi étudier parce que, quand-même, je devais bien savoir quelles matières j'aimais a l'école...
Quand nous sommes arrivées à la fin de l'Overland Track, nous nous sentions fières ! Et épuisées. Après une semaine de dure privation, notre premier réflexe fut de dévorer des pâtisseries à la cafétéria.
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Dernière mise à jour le jeudi 12 mai 2016 à 07:28:15 UTC+2 - Signaler cette étape