Jour 251 : au

De nombreux sacs et bouteilles en plastique, des berlingots, des déchets de fruits et légumes, des barquettes de repas à emporter, des emballages en tout genre, un sac à dos, une éponge, des serviettes hygiéniques, un caleçon, un maillot de bain, des carcasses de grenouilles et autres animaux plus ou moins marin. Voila un échantillon de ce que j'ai vu ce matin lors d'une promenade de 10 minutes sur la plage. Celle-ci est pourtant nettoyée tous les jours. Je crois qu'une partie est directement jetée par les touristes et habitants mais un bon nombre de déchets arrivent par voie maritime, lentement échoués au rythme des vagues. Je n'ai jamais vu un endroit aussi pollué que le Cambodge. Le bord des routes, par exemple, ressemble parfaitement à l'image que je me fais d'une décharge puisque les fossés sont entièrement remplis de déchets. En effet, ici, lorsque l'on finit notre bouteille d'eau, il suffit de la lancer ou facile nous semble pour s'en débarrasser. Ça crée un véritable dépotoir. Mais il est compréhensible que l'environnement ne soit pas la priorité des Cambodgiens.
Enfin, je ne vais pas réduite à cela l'incroyable paysage que j'ai la chance d'avoir sous les yeux. L'eau bleu azur tire sur le vert dans les endroits les moins profonds et sa limpidité de est remarquable. Je marche donc les pieds dans l'eau, bordée d'un côté par une multitude de bungalows tous plus charmants les uns que les autres et de l'autre par une infinie étendue de cette eau magnifique parsemée de superbes îles. Au bout de la plage, il faut traverser un jardin de bungalows grand luxe et très (trop) haut perchés pour arriver sur une seconde plage dont peu de gens connaissent l'existence. Il y fait calme. Je m'y suis baignée un moment. L'eau est si chaude que j'ai l'impression de prendre un bain en hiver. C'en est presque désagréable. Toutefois, le paysage est splendide.
Je suis ensuite revenue à l'auberge pour me doucher et suis repartie en direction de cette plage pour manger une pizza cuite au feu de bois dans le restaurant luxueux qui s'y trouve. En commandant une pizza tomate-mozza-aubergines-ail, je ne m'attendais pas à toutes ces lamelles d'ail soigneusement déposées partout sur ma pizza. C'est fort !
Puis j'ai rencontré un Turc dont je suis incapable de me souvenir du prénom inhabituel. Lorsqu'il a commencé à voyager, il a créé un blog. Il ne s'imaginait pas que ça prendrait une telle ampleur qu'il serait engagé par l'île pour en faire la promotion. Il doit donc écrire quelques articles accompagnés de photos pour inciter les touristes à venir passer leurs vacances ici durant la basse saison. Après m'avoir soigneusement expliqué tout cela, il m'a demandé si j'acceptais de poser pour quelques clichés. Mal à l'aise, j'ai franchement hésité puis accepté. En dix minutes, j'étais assise sur un rocher, dans la mer, et ma besogne était achevée. J'ai longuement discuté avec lui. D'habitude, il n'aime pas promouvoir ce genre de choses mais, en l'occurrence, c'est nécessaire pour les locaux. Avant que l'île ne devienne touristique, un seul bateau venait de la ville chaque semaine, n'offrant que peu d'opportunités d'amener les malades chez un médecin par exemple. Maintenant, plusieurs bateaux partent chaque jours.
Aucune photo
   lauramathy ne propose aucune photo pour cette étape.

Commentaires
Chargement des commentaires
Nouveau commentaire


Dernière mise à jour le vendredi 20 mai 2016 08:25:34 UTC+02:00 - Signaler cette étape