Jour 243 : à 22:07 (heure locale)

Hier, j'ai pris le bus pour Kep. J'ai rencontré un couple fantastique. Yan, reporter photographe indépendant, voyage où bon lui semble et vend ses clichés. Léonie est docteur et revient d'une année au Kazakhstan. J'ai adoré discuter avec eux.
L'auberge que j'ai réservée est fantastique ! Un vrai coin de paradis. Le seul gros bémol : pas d'air co. Sinon, le rêve. J'essayerai de prendre quelques photos.
Les proprios sont francophones. C'est bizarre... J'ai du mal à communiquer. S'exprimer en français est tellement simple que j'ai l'impression que ce n'est pas normal. Je dois m'y réhabituer...
Aujourd'hui, visite d'une ferme de poivre a une quinzaine de kilomètres. Pour cela, location d'une mobylette. L'aventure à son comble. Moi qui ai failli faire une crise cardiaque en tant que passagère, me voila conductrice. Enfin bon, avec un peu d'entraînement, je m'habitue très vite. Par contre, le compteur kilométrique et la jauge d'essence sont cassés. Vous imaginez forcément ce qu'il m'est arrivé...
Tout d'abord, il me faut trouver mon chemin. Je roule un bon moment puis suis prise d'une hésitation. Je ne suis pas sûre d'être dans la bonne direction. J'ai une carte mais la plupart des panneaux routiers sont en Kmer et les habitants ne pètent pas un mot d'anglais. Demi tour vers la grosse jonction que j'ai empruntée quelques bons kilomètres avant. Là, je constate que j'étais dans le droit chemin. Re demi-tour. Je roule un nouveau bon moment. Régulièrement, je sens le moteur de ma mobylette ralentir un peu. C'est donc sans étonnement que je perds régulièrement un peu de vitesse. Toutefois, j'ai été assez surprise de la voir s'arrêter doucement. Impossible à redémarrer. Panne d'essence. Ben oui, jauge d'essence qui ne fonctionne pas, c'était couru d'avance. Heureusement, roulant sur une voie principale, il n'y a pas une maison qui n'ait ce fameux présentoir rempli de bouteilles de coca d'un litre donc le breuvage a été remplacé par un petit mélange maison servant de carburant. Je me dirige donc vers l'une de ces maison. À mon approche, les habitants se regardent tous, ne sachant que faire. Je comprends vite leur embarras, personne ne parle de langue étrangère... Une jeune fille tente vaillamment une approche "chinois?". Ah... Non désolée, je ne parle pas le chinois... Je pointe donc du doigt une bouteille de coca magique et nous échangeons en langage des signes. Rapidement' je reprends la route. Je suis de nouveau prise d'une inquiétude. En effet, je suis sur le bon chemin, mais trop loin... J'ai fait cette route deux fois et je dois revenir en arrière pour la deuxième fois. C'est non sans mal que je finis enfin par trouver la ferme. Un volontaire québécois y propose des visites guidées. Il m'explique comment pousse le poivre, comment il est récolté, comment l'utiliser... Et je déguste un plat local rehaussé du meilleur poivre du monde. Je reprends la route vers Kep. Je m'arrête devant une importante intersection et ne parviens pas à redémarrer... Panne d'essence. De nouveau. Une bouteille de coca magique et c'est reparti. Mais nous connaissons tous la chanson : jamais deux sans trois. Haha non, pas cette fois ! Je prends mes précautions et arrive sans plus de mal à destination.
Demain, je prends le bateau pour rabbit Island, une petite île alimentée en courant électrique quelques heures par jour seulement. C'est beau mais il n'y a rien à y faire. Le but est de se décrocher des technologies, se relaxer, manger, philosopher...
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Dernière mise à jour le vendredi 20 mai 2016 à 08:20:35 UTC+2 - Signaler cette étape