Jour 142 : à 17:19 (heure locale)

Voila maintenant presque 2 mois que je n'ai plus rien écrit. Mais j'ai une bonne excuse : mon écran en piètre état rend la tâche très ardue. Cependant, je n'ai rien à faire cet après-midi et je m'y attelle donc.

Pour commencer par le commencement, Renmark. Depuis mon dernier article, nous avons vu défiler les colocs. Anna, québécoise et végétarienne, nous a bien rendu service en s'appropriant le détestable Phill tout au long de son séjour. Baptiste et Elise, français, ont pris notre relai chez John, le fermier mal organisé chez qui il devenait insupportable de travailler. S'ils ne sont pas restés longtemps, ils se souviendront néanmoins de leur étape puisque, arrivés en tant que connaissances, ils sont repartis en couple. Nous n'avons pas beaucoup parlé aux deux extrêmement timides mais sympathiques Philippines. Par contre, on a bien rigolé avec Nick, bruxellois de 31 ans, globe-trotteur naissant, un peu sourd d'oreille et fan de photographie. Derrick, le chinois qui mange la bouche ouverte et qui n'a jamais vu de vache (parce que d'après lui, en Chine, on ne peut pas laisser les vaches dans les champs sinon les habitants les volent) a de nouveau fait preuve d'humour. Alors qu'il faisait déjà un froid de canard dans la maison, il a fermement insisté pour laisser l'air conditionné durant la nuit. Fut pris qui croyait prendre : victime d'une bonne grosse crève le lendemain matin, il est parti et nous ne l'avons plus revu. Après eux, nous fûmes un moment seules avec Anika et Chloé, couple d'Australiennes occupant la chambre par laquelle il faut passer pour accéder à la terrasse. Depuis ce jour là, je n'ai plus vu la terrasse. Brody, néo-zélandais se nourrissant bio et fair trade, aura été la dernière et une de nos meilleures rencontres sur place. Dans tous les cas, socialement, l'expérience renmarkienne n'aura pas été extraordinaire.
Au travail, nous n'avons pas tardé à entamer la cueillette, principalement d'abricots mais aussi de prunes et nectarines. Au rendez vous à 6h tous les matins, nous arpentions les interminables rangées d'arbres, trimballant douloureux sacs de métal et lourdes échelles, baignant dans une marre de transpiration vaillamment acquise grâce à nos efforts sous une quarantaines de degrés, cherchant désespérément l'ombre entre les branches et décomptant les heures avant la pause. L'après-midi, nous avions tout de même la chance de changer d'occupation. A l'ombre, nous coupions les fruits ramassés un peu plus tôt. Mais, curieusement, alors que cette tâche ne nous imposait ni déplacements, ni lourdes charges, elle n'en était pas moins détestable. Jusqu'à 2 fois 3h d'affilée par jour, chacun tenait la même position. Le premier vidait les bacs de fruits sur un tapis roulant en direction de grandes lames, le second dénoyautait les fruits coupés (au prix de ses doigts, lacérés par le tranchant des noyaux), le troisième disposait les fruits sur planche et le dernier formait de grandes piles de planches qu'il nous fallait ensuite étaler au soleil. Je me passerai de plus amples détails, ce n'est pas intéressant. Une néo-zélandaise à travaillé avec nous, ainsi que deux jeunes australiens et un couple de flamands. Nous n'avons sympathisé avec aucun d'eux. Les flamands bien trop lèche cul, les australiens bien trop fainéants. Finalement, c'est arrivées au stade de burn out (ok, j'exagère... Mais pas beaucoup) que nous avons décidé de lever l'ancre. Darrell et Charmaine, nos supers employeurs, ont organisé un repas d'au revoir pour nous. Ils sont incroyables. Sans mentir, il nous a été difficile de les quitter et j'espère sincèrement recevoir leur visite au pays du chocolat et de la bière (ici, c'est la métaphore la plus exacte de la Belgique). Nous avons rangé nos affaires, après s'être établies 2 mois. Un véritable déménagement.
Quant aux fêtes, que j'ai oublié de mentionné, ce fut un désastre. Que n'aurais-je pas donné pour être à vos côtés durant cette période ? Nous nous sommes concocté un véritable festin de Noël. Mais une fois les plats dévorés, il ne nous restait que le monopoly pour passer le temps avant d'aller dormir. Et question nouvel an, ce ne fut guère mieux. L'unique événement du coin se déroulait au club de Renmark, qu'il nous a fallu quitter à 00h10 puisque l'on travaillait à 7h le lendemain.

(Suite dans l'article suivant, c'était trop long pour un seul)
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Dernière mise à jour le mercredi 20 janvier 2016 à 11:01:19 UTC+1 - Signaler cette étape