Jour 239 : à 22:53 (heure locale)

Hier, j'ai gentiment plié bagages et ai quitté ma super auberge, maison sur le dos. Le train est bondé mais, à chaque arrêt, il déverse quelques uns de ses passagers dans la gare pour laisser apparaître ceux qui, comme moi, vont à l'aéroport. Monter dans un avion, je trouve maintenant cela aussi naturel que d'embarquer dans une voiture... Mais ce que je vois depuis la fenêtre est à couper le souffle. Que ce soit Singapour vue d'en haut, ses alentours, le port parsemé de centaines d'immenses navires, la Malaisie, le Vietnam... C'est absolument splendide. Peu avant d'atterrir, je guète les voitures. Mon inquiétude ? Qu'elles roulent à droite... Je sais que c'est une ancienne colonie française mais j'espère tout de même... Malheur, elles soûlent à droite. Ah.... L'avantage est que j'y serai probablement habituée en rentrant. J'atterris donc, échange quelques blagues avec l'officier qui m'octroie mon visa, change un peu de monnaie et retrouve le conducteur de tuk-tuk qui m'attend à la sortie, mon nom écrit sur une affiche. La classe. Puis nous prenons la route. Au sol, on distingue de vieilles lignes blanches servant à démarquer les différentes bandes, vestige d'un temps où l'on croyait possible que les cambodgiens s'arrêtent au feu rouge. Les conducteurs de mobylettes roulent comme ils en ont envie. Lors d'embouteillages, afin de ne pas perdre de temps, ils grimpent sur le trottoir. Quand c'est faisable, les voitures font de même. Ils roulent vite, zigzaguent, klaxonnent (comme si ça servait à quelque chose), ne se préoccupent d'aucun panneau ou d'aucune contrainte... Du moment qu'ils roulent à droite, c'est déjà bien et, heureusement, c'est presque toujours le cas.
Mon auberge est assez rudimentaire mais, pour 4€ la nuit, c'est presque du luxe.
Je m'installe puis décide de partir en quête de nourriture. Je marche souvent sur la route entre les voitures parce que les trottoirs sont occupés par des voitures, maisons, magasins...
J'ai choisi un Resto qui œuvre pour la bonne cause. Pontons en bois, piscine creusée, personnel en uniforme, le grand luxe. Je prends un plat local : poisson au curry cuisiné dans une feuille de bananier et accompagné de riz. Dessert, boisson... Je ne me prive pas. Pourboire compris, cette petite folie m'a coûté environ 12€.
Le lendemain, épuisée de mes courtes nuits à Singapour, je me lève tard. Affamée, je décide de commencer ma journée par un bon Resto. Malheureusement, si mon sens de l'orientation m'a permis un parcours sans faute jusqu'à 5 adresses différentes, ce n'est qu'au bout de deux heures que j'ai finalement trouvé un restaurant à l'endroit où il devait se trouver.
L'air conditionné y est réglé sur 35°. Salade de courge grillée au miel, feta et tomates, un régal.
Découverte ensuite du marché russe. Après avoir visité le Maroc, le Cambodge ne me dépayse pas vraiment. Mais là, c'est le parfait égal du souk marocain. En permanence, de bons souvenirs me reviennent.
Je visite ensuite la prison s21 qui a servi à la détention, à la torture et au meurtre de presque 20000 personnes lors du génocide Cambodgien dans les années 70, sous le régime du Kmer rouge. Dur...
Sur le chemin du retour, je m'offre une glace.
Je suis maintenant dans ma chambre et, même avec l'air co, j'ai chaud. Je vous en prie, profitez du froid pour moi.
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Dernière mise à jour le jeudi 28 avril 2016 à 17:51:33 UTC+2 - Signaler cette étape