Jour 236 : au

Voilà, j'ai quitté l'Australie. Après bientôt 8 mois, ça m'a fait un choc. J'attendais ce moment depuis plusieurs jours, impatiente de partir à la découverte de nouvelles contrées. Cependant, je ne m'étais pas bien préparée à ça. Au moment de dire au revoir à mes voisins de chambre, j'ai réalisé que je mettais fin à ce voyage. Pour en commencer un autre, certes... Mais toutes les aventures que j'ai vécues ici, tous ces gens que j'ai rencontrés, tous ces lieux magiques que j'ai découverts les uns après les autres, tout ça fait maintenant partie du passé. Ça m'en donne mal au ventre. Je pensais en avoir fini avec l'Australie. Finalement, depuis là navettes qui me conduit à l'aéroport, mon avis a changé. J'ai tout à coup l'impression que je n'ai encore rien vu du pays ! Mais ça, c'est ce qui rend le voyage si excitant : plus on en a, plus on en veut.
Je suis maintenant à Singapour. Il est 2h du matin, 3h30 en Australie. Je suis fatiguée. J'ai atterri il y a 7 heures. Depuis, j'ai vaillamment traversé la ville avec mon gros sac à dos, Armée de mon infaillible sens de l'orientation, pour retrouver mon auberge "verte" (basée sur un principe écolo) située en périphérie mal famée. J'y ai déjà fait la connaissance de 5 voyageurs venus d'ailleurs (France, Australie, Inde, Japon). Très sympathiques. Je me suis installée puis je suis partie à la découverte de la ville. Chinatown est impressionnante. Je suis passée devant un temple hindou et un temple bouddhiste. Ils sont superbes ! J'espère pouvoir les visiter demain. Je le suis ensuite rendue au bord de la rivière, où les singapouriens font la java jusqu'à pas d'heure. On connaît tous la réputation de fêtarde inconditionnelle accordée à l'Australie. Mais alors, Singapour... Chapeaux bas. Les quelques rues du coin de la fête sont surmontées d'un étrange plafond depuis lequel descendent d'énormes tuyaux (très esthétiques, soit dit en passant et sans ironie) soufflant un puissant courant d'air froid. L'air conditionné dans la rue. Étonnement, mon esprit écolo n'en est même pas outré. Sans cela, je serais déjà hospitalisée pour déshydratation. En effet, moins d'une minute de marche suffit pour que, lorsque je me passe la main sur le visage ou dans le dos, je puisse ensuite admirer le semblant de chute d'eau que forme la transpiration le long de mes doigts. Mais j'y suis habituée maintenant. En Belgique, j'aurais eu un peu honte d'avoir le front luisant et quelques goutes le long des tempes. Maintenant, je ne me soucie même plus des petits ruisseaux quotidiens qui s'écoulent depuis mon front jusqu'au menton, puis le long de mon coup et dans ma nuque, ou bien des cheveux plaqués dans mon dos, ou encore du terrible parfum que je dégage et que je ne sens plus.
Enfin bon, si tout cela fait sens pour moi, ça n'est probablement pas le cas pour vous, qui avez cette incroyable chance de voir le thermomètre frôler les 0°. Ici, 2h22, pleine nuit, 28°...
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Dernière mise à jour le jeudi 12 mai 2016 07:30:25 UTC+02:00 - Signaler cette étape